Thromas (joué par Loan)
Thromas le nain millénaire
En réalité, personne ne sait réellement d’où vient Thromas car il n’en a jamais parlé à personne. Et peut être aussi car personne ne lui a jamais vraiment demandé.
Sa naissance remonte à fort longtemps, normal me direz-vous pour un nain. Mais, alors qu’il a un peut moins de 150 ans, sa naissance, elle, remonte à plus de 1000 ans. Le début comme la suite de sa vie fut une succession d’événements que n’aurait pu prédire le plus aguerri des devins.
L’enfance d’un Nain pas comme les autres

Thromas était un enfant sans histoire qui aimait rire et regarder son père travailler dans son atelier. Il était très chétif pour un nain mais, malgré cela, il eut l’enfance normale par excellence chez les nains. Sa vie était un long fleuve tranquille.
Tous les problèmes commencèrent lors de sa centième année, en quelque sorte la majorité chez les nains de son clan, c’était l’époque de la grande guerre des nains. En ce temps, le père de Thromas était une sorte de magicien, il tenait plus de l’enchanteur à vrai dire, mais son niveau de magie pour des nains était suffisant. Les mois se succédèrent et la terreur fit son apparition dans la vie de Thromas.
Alors que la guerre faisait rage et que les morts se comptaient déjà par centaines, une réunion extraordinaire fut organisée par le conseil pour trouver une solution à ce massacre.
Les avis n’étaient pas les même mais tous s’accordaient à dire qu’il leur faudrait un miracle.
A la fin des débats, chacun avait ses ordres et il fut demandé à Larrus (le père de Thromas) de concevoir un sortilège à utilisation unique qui permettrait, en dernier recours, de revenir dans le passé afin de mieux se préparer et de ne pas commettre les mêmes erreurs.
Que Larrus, qui n’était pas magicien, réussisse à faire un sort pour revenir dans le passé sans tuer tout le monde était de l’ordre de l’impossible mais le clan était désespéré et Larrus reçu donc carte blanche pour la confection du « sort » .
Par chance, Larrus n’était pas complètement étranger au concept de voyage dans le temps, il lui arrivait parfois, après certaines lectures d’ouvrages, de s’étendre sur sa couche et d’imaginer comment lui aussi pourrait faire la même chose que ses héros. Il lui fallut plus d’une semaine pour proposer une idée finalisée.
Le résultat était un mélange de parchemin à réciter, de poudre d’enchantement disposée en cercle sur le sol, d’un diamant instable rouge capturé lors d’une campagne, d’une roche magique blanche qu’il avait découverte peu de temps auparavant et d’une potion à éclater à l’intérieur du cercle pour faire réagir le tout. Comment vous dire, cela n’inspirait vraiment, mais alors vraiment pas confiance.
La défaite des nains continuait de se profiler à l’horizon et ,malgré ses doutes, le conseil décida de lancer le plan « retour vers le passé ».
La soixantaine de nains qui était située dans cette mine fut rassemblée dans la pièce où Larrus et son fils étaient prêt à commencer.
Le chef des nains, accompagné de son premier général et d’un bouffon gnome connu pour sa voix atroce, entra dans la pièce, verrouilla la porte et hocha la tête en direction de Larrus.
« A une nouvelle époque et au renouveau ! »dit Larrus. Il commença à réciter son parchemin, le bouffon se mit à courir et se jeta aux pieds de Larrus et Thromas avec un grand sourire. Larrus, un peu sans le vouloir, lui brisa la fiole dessus.
Une lueur jaune aveugla Thromas et tous les occupants de la pièce puis une gigantesque détonation se fit entendre et, la seconde d’après, plus rien.
Ni bruit, ni odeur, ni vision, ni sensation.
Un voyage dans le temps aux conséquences désastreuses
Suis-je mort ? C’est la première chose qui passa par la tête de Thromas. Mais, au bout de plusieurs minutes, il perçut le son des animaux puis il sentit le vent dans son cou et se fut au tour de ses mains de se désengourdir. Enfin, sa vision revint à lui peu à peu.
Des corps, une quinzaine de corps, non une vingtaine. Voilà la première vision qui s’imposa à lui.
Des corps et des membres étaient éparpillés ça et là. En revanche, il n’y avait aucune trace des corps de son père et du bouffon.
Tout se bousculait dans sa tête, sont-ils tous morts, pourquoi suis-je le seul en vie, où suis-je, où est mon père…
Tant de questions s’enchaînèrent dans sa tête qu’il ne put dire si cela avait duré quelques secondes ou bien plusieurs minutes. Bien qu’il était encore endolori de partout, une douleur plus intense à la jambe gauche le rappela à lui.
Un chat était entrain de lui griffer le mollet.
« Dégage sale bête » cria Thromas en secouant la jambe. Étonnamment, le chat fit un petit bon et se figea avec un regard interrogateur. Thromas fut à la fois surpris par la réaction du chat mais encore plus par le son que venait de produire sa voix. On aurait dit celle de … Il fut une fois de plus troublé dans sa réflexion.
« Hey ! » s’exclama une voix qui venait de derrière lui.
« Tu ne bougeais pas j’ai cru que tu étais un épouvantail » dit une voix ricanante.
Thromas se retourna, c’était un jeune qui lui faisait face, pas plus vieux que 15 ans.
« C’est toi qui as tué et fait ça à ces gens ? » demanda le jeune homme.
Les larmes se mirent à couler sur les joues de Thromas mais aucun son ne put sortir de sa bouche. En plus de son énorme tristesse, il y avait une petite part de lui qui s’en voulait car il avait assisté son père dans la préparation du sort.
Le jeune garçon ramena Thromas dans une très grande école où des magiciens adorateurs des animaux y dispensaient leur savoir. Après un passage devant les différents maîtres et le grand maître, l’école décida de former Thromas.
Neuf années de formation d’un nain à la magie
C’est ainsi que les neuf années de formation de Thromas commencèrent. L’école qu’il avait intégrée se nommait Tornfeeld, elle forma et éduqua le jeune élève.
Les premiers temps, Thromas n’arrivait pas à se remettre de la perte de tout ce qu’il avait connu. Qui aurait pu lui en vouloir. Brakem, un nain spécialiste des créatures historiques et légendaires, prit le jeune Thromas sous son aile et, avec le temps, il réussit à lui donner goût à la vie en l’abreuvant chaque jour de récits épiques avec des créatures plus monstrueuses et incroyables les unes que les autres.
Sa scolarité en tant que calleur fut difficile et il faillit redoubler à plusieurs reprises mais son instinct le faisait passer chaque fois au travers du filet. Lors de ses tests, il avait parfois des connaissances sur la magie dont il ignorait l’origine. Non sans beaucoup de mal, il obtint le diplôme qu’il convoitait tant.
Après la somptueuse cérémonie de remise des diplômes des calleurs, il prit la route pour débuter ses aventures.
Le début d’une folle aventure
Les deux premières années se passèrent bien. Thromas arpentait toujours les routes, sans jamais trop s’écarter des villes, suivi de Sergal son fidèle chat des enfers à deux têtes, et c’est lors d’une mission qu’il fit la connaissance d’un aventurier nommé Ménélir. Étant un protecteur des animaux, celui-ci ne comprenait pas que les calleurs les utilisent à des fins personnelles. Thromas, de son côté, ne pouvait supporter qu’un rôdeur remette son enseignement en question. Mais le destin, dans son infini caprice, fit que Thromas croisa à plusieurs reprises Ménélir.
Jusqu’au jour où, lors d’une mission commune, la vie de Thromas fut complètement bouleversée.
Thromas et son groupe s’étaient retrouvés face à leur premier portail démoniaque qui était gardé par un chien cerbère de plus de trois mètres et, alors que Thromas pensait être mort, une lumière le ramena à la vie.
L’incarnation de Gaïa se dressait face à Ménélir et, après quelques minutes, elle fixa Thromas d’un regard noir. Dans les grandes lignes, la discussion ne fut pas plaisante pour le jeune calleur qui se fit réprimander. Il dû abandonner la pratique de son art et, en échange de cela, l’incarnation de Gaïa fit de lui un puissant mage nain.
Une reconversion forcée mène parfois à la découverte d’un nouveau foyer
Fort de ses nouveaux pouvoirs et profitant de sa nouvelle notoriété de « puissant mage nain », Thromas trouva un post dans la ville d’Alombrir qui venait d’être fondée et était dirigée par Calist et Lyly.
Au fil du temps, il s’attacha à cette cité et ses habitants. Bien que lui et son entourage comprirent rapidement pourquoi il n’existait pas de mage nain (la magie pure n’est pas leur fort!), il affronta mille périples aux côtés de ce royaume et fut aussi victime de nombreuses altérations et malédictions. On compte à son palmarès d’avoir changé de sexe, de race, d’âge, de taille, d’avoir eu les yeux jaunes pendant plusieurs années et il est même devenu, pendant une courte période, un animal. Ce nain en a réellement vu de toutes les couleurs.
Malgré tout cela, sa vie en tant que chef de la tour des mages était paisible. La bière illimitée à la taverne y était peut être pour quelque chose.
L’exilé au pouvoir retrouvé
Les aventures de Thromas le menèrent encore une fois à croiser et secourir dame nature et elle lui accorda, en récompense, de pouvoir pratiquer à nouveau la magie des Calleurs. Il ne pourrait cependant capturer que les démons, monstres, créatures magiques, ou créatures créées magiquement.
Tant que Thromas respecterait cet accord, la nature laisserait les calleurs en paix.
De retour à Alombrir, la nouvelle de ses pouvoirs retrouvés ne fit pas l’unanimité et, quelques mois après être redevenu un calleur, un violent désaccord éclata entre l’éphémère dieu des âmes et Thromas.
Calist se rangea du côté du dieu des âmes et Thromas fut exilé d’ Alombrir. Être chassé d’un endroit qu’il considérait comme sa patrie affaiblit le jeune calleur qui erra d’aventure en aventure avec un unique but, sauvegarder les créatures les plus puissantes qu’il trouverait.
Moins d’un an après le départ de Thromas d’ Alombrir, le dieu des âmes disparut dans de mystérieuses circonstances.
Car il suffit parfois d’un coup de pousse du destin
Lors de l’une de ses aventures, où Thromas était sur la piste d’un ancien temple calleur, il dû combattre un élémental de lumière qu’il réussit à sauvegarder. Peu de temps après, un calleur sortit de nulle part et se dressa devant Thromas. Il se présenta comme un maître calleur. La voix de cet être n’était pas étrangère à Thromas mais sa grande capuche dissimulait son visage. Le maître calleur inconnu provoqua Thromas en duel.
Thromas ne devait pas lésiner s’il voulait rester en vie car son adversaire semblait déterminé à le tuer.
« Être lumineux et changeant sort et combat maintenant ! »
L’élémental de lumière était doté de capacités offensives que Thromas n’avait pas eu l’occasion de tester et, quand Thromas lui dit d’attaquer de toute sa force, la pièce s’illumina dans un éclair blanc.
Le destin a voulu que l’adversaire de Thromas soit touché avec une violence extrême à la main droite, celle qui lui servait à manier les bannir. Même avec un seul bras, le maître calleur s’entêta à ne pas renoncer à combattre. Thromas sortit vainqueur de ce duel.
Peu de temps après, il fut convoqué par son ordre et, bien qu’il fut réprimandé d’avoir tué un des grands maîtres calleurs, il fut déclaré innocent de cette agression et on lui proposa de prendre la tête de l’école des calleurs située en Ombrefeu.
Il accepta ses nouvelles fonctions et, avec ses nouvelles responsabilités, il eut accès aux textes anciens dans la bibliothèque de sa nouvelle demeure.
Grâce à ces manuscrits emplis de connaissances magiques, il dépassa sa condition de calleur.
C’était la naissance du Maître des âmes.
Les nouvelles facultés de Thromas lui permettait maintenant, entre autre chose, de manier des bannir dont il ignorait jusqu’à lors l’existence, de mélanger des créatures, de capturer des sorts, de sauvegarder les humanoïdes même géants…
De grand pouvoir impliquent une grande reponsabilité
Thromas, depuis son élection au titre de grand maître calleur, passe le plus clair de son temps à administrer l’école, donner des cours et assister à diverses réunions. Chaque jour à Tornfeeld apportait son lot de nouveautés et de surprises.
Malgré son bannissement, Thromas continue régulièrement de venir en aide au Royaume d’Alombrir. Il a également participé à des mission non officielles de l’Empire.
Une ultime rencontre avec la nature affublée du sceau de l’infamie
Calist convoqua Thromas, et d’autres veilles connaissances d’Ombrefeu, et leur demanda d’effectuer encore une fois une mission pour l’Empire. La proposition n’enchantait vraiment pas le Maître des âmes qui n’a jamais porté l’Empire dans son cœur. Mais Calist trouva une fois de plus les mots pour convaincre Thromas.
C’est quelques jours plus tard que le Maître des âmes et son groupe croisèrent la route d’un tréan titanesque. Une fois cet être mis en déroute (non sans grand mal), la nature accorda une bénédiction à ceux qui le désirait. Thromas, qui s’en était tenu toutes ces années à son pacte passé avec l’incarnation de Gaïa, accepta cette bénédiction en pensant que c’était un signe bienveillant.
Sergal, le chat des enfers à deux têtes, l’ami de Thromas, son fidèle compagnon depuis plus de dix ans, s’effaça progressivement et son bannir se fissura.
Des frissons parcoururent tout le dos du calleur. Il savait que cela ne pouvait signifier qu’une seule chose, Sergal était retourné en enfer.
Le nouvel Empire de Phénix félicita à demis mots les aventuriers pour leurs services rendus.
Lorsque le sort de Sergal fut évoqué, le Maître des âmes fut gentiment prié de partir.
L’incertitude laissa vite place à la rage qui se transforma à son tour en grand vide.
Les apparitions en public de Thromas se font de plus en plus rare. Certains élèves racontent que le directeur aurait un nouveau chat à deux têtes composé de lumière.